Cotonou a accueilli, ce mercredi 4 février 2026, le lancement officiel du Plan d’Action pour l’Économie Circulaire (PAEC) du Bénin, lors d’une cérémonie tenue dans la salle Baobab du Novotel. L’événement s’est déroulé sous la présidence de M. José Tonato, Ministre du Cadre de Vie et du Transport, en présence de M. Robert Masumbuko, Représentant pays de la Banque africaine de développement (BAD).
Avec ce plan stratégique, le Bénin rejoint le cercle encore restreint des pays africains pionniers — aux côtés du Cameroun, du Tchad et de l’Éthiopie — ayant adopté une stratégie nationale dédiée à l’économie circulaire, marquant une rupture avec le modèle linéaire classique « extraire, consommer, jeter ».
Le PAEC repose sur 134 actions concrètes ciblant des secteurs clés de l’économie nationale, notamment l’agriculture, qui représente environ 23 % du PIB, la gestion des 1 317 tonnes de déchets produites chaque année, les plastiques, ainsi que les domaines du transport et de la construction durable. L’objectif est clair : transformer les défis environnementaux en opportunités économiques et sociales.
Le gouvernement béninois n’en est toutefois pas à ses premiers pas. Des avancées notables sont déjà enregistrées, avec 70 % des matériaux issus d’anciennes routes recyclés et 90 % des eaux usées des usines textiles retraitées au sein de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ).
Dans son allocution, le Ministre José Tonato a souligné l’enjeu stratégique de cette démarche :
« L’économie circulaire n’est plus une option, mais une nécessité pour notre résilience. Avec le PAEC, nous transformons nos défis environnementaux en leviers de croissance pour créer des emplois et offrir un cadre de vie sain aux générations futures. »
À travers la valorisation des déchets, l’éco-conception et l’optimisation des ressources, le Bénin ambitionne de créer des emplois verts, de renforcer sa résilience climatique et de promouvoir un développement inclusif et durable. Le plan prévoit également la mobilisation de financements innovants, notamment via les fonds verts et les partenariats public-privé, avec l’appui financier de l’ACEF et de l’ACEA.
Avec le PAEC, le Bénin pose ainsi les bases d’une véritable révolution verte, inscrivant la circularité au cœur de son modèle de développement.