Les Démocrates dénoncent une gouvernance autoritaire au sommet de l’Assemblée nationale
Clôturée le 9 juillet 2025, la première session ordinaire de l’Assemblée nationale n’a pas laissé les députés du parti Les Démocrates indifférents. À l’issue des travaux parlementaires, les élus du principal groupe d’opposition ont tenu une conférence de presse à Porto-Novo pour livrer leur lecture critique du déroulement de cette session. Dans une déclaration sans équivoque, ils ont pointé du doigt la gouvernance du président de l’institution, Louis Vlavonou, qu’ils accusent de museler le débat démocratique au sein du Parlement.
Au cœur de leur dénonciation, une série de faits qu’ils estiment révélateurs d’un dysfonctionnement profond de l’Assemblée. Les députés ont notamment évoqué des propositions de loi initiées par leur groupe, restées sans suite dans les tiroirs, ainsi que des interpellations adressées au gouvernement qui n’ont suscité aucune réaction ou débat sérieux au sein de l’hémicycle. Ces pratiques, selon eux, participent à l’affaiblissement du rôle constitutionnel de contrôle de l’action gouvernementale, normalement dévolu au Parlement.
Prenant la parole au nom du groupe parlementaire, le député Nouréinou Atchadé a déploré ce qu’il considère comme une dérive institutionnelle. « Aujourd’hui, notre Parlement n’est plus une instance de débat démocratique et de contrôle, mais devient progressivement un simple appendice du pouvoir exécutif », a-t-il déclaré avec fermeté. Pour lui et ses collègues, cette posture affaiblit la démocratie représentative et compromet le pluralisme politique, pourtant garanti par la Constitution.
Les Démocrates appellent donc à un réveil institutionnel et à un retour à une gestion plus équilibrée et inclusive de l’Assemblée nationale. Ils rappellent que le rôle du Parlement n’est pas de servir de chambre d’enregistrement pour le gouvernement, mais de représenter toutes les voix politiques de la Nation, y compris celles de l’opposition.
Par cette sortie médiatique, le groupe parlementaire entend interpeller l’opinion publique, les acteurs de la société civile, ainsi que les partenaires institutionnels, sur l’urgence de restaurer le rôle du Parlement comme véritable contre-pouvoir, garant des principes démocratiques et de la séparation des pouvoirs.